Liquidation de la retraite : les 5 erreurs qui coûtent cher et comment les éviter

By: Vincent Morgan

Liquidation de la retraite : les 5 erreurs qui coûtent cher et comment les éviter

Liquider sa retraite est l’une des décisions financières les plus importantes de sa vie. C’est aussi l’une des plus irréversibles. Une fois la demande déposée et la pension liquidée, il est dans la plupart des cas impossible de revenir en arrière. Pourtant, une pension sur sept est liquidée avec des erreurs. Voici les cinq erreurs les plus fréquentes, et ce qu’il faut faire pour les éviter.

Erreur n°1 : déposer sa demande trop tard

Beaucoup de futurs retraités pensent qu’il suffit de déposer leur demande le mois où ils souhaitent partir. C’est une erreur aux conséquences directes sur le montant perçu.

La demande de retraite doit être déposée en avance, généralement quatre à six mois avant la date de départ souhaitée. Les caisses de retraite, qu’il s’agisse de l’Assurance Retraite, de l’Agirc-Arrco, ou des régimes spécifiques aux indépendants et professions libérales, ont besoin de ce délai pour instruire le dossier.

Un dépôt tardif entraîne un retard de versement de la pension, sans rétroactivité dans la grande majorité des cas. Chaque mois de retard est un mois de pension définitivement perdu.

Erreur n°2 : ne pas vérifier son relevé de carrière avant la liquidation

C’est l’erreur la plus coûteuse et la plus sous-estimée. Le relevé de carrière est le document sur lequel repose l’intégralité du calcul de votre pension. S’il comporte des oublis ou des erreurs, votre pension sera calculée sur une base fausse.

Les erreurs les plus fréquentes concernent des trimestres non reportés suite à des emplois courts ou à temps partiel, des périodes de chômage mal enregistrées, des années d’activité à l’étranger absentes du relevé, ou des changements de statut professionnel mal pris en compte.

La correction de ces anomalies prend du temps, car elle nécessite de retrouver des justificatifs parfois anciens et de les soumettre aux caisses concernées. Engager cette démarche en amont, plusieurs années avant le départ si possible, est indispensable.

Erreur n°3 : ignorer l’impact de la décote et de la surcote

Partir avant d’avoir atteint le nombre de trimestres requis entraîne une décote permanente sur la pension de base. Cette décote s’applique définitivement, pour toute la durée de la retraite.

À l’inverse, continuer à travailler au-delà de l’âge légal et du nombre de trimestres requis génère une surcote, c’est-à-dire une majoration de la pension. Chaque trimestre supplémentaire cotisé après le taux plein augmente la pension de 1,25 %.

Beaucoup de départs sont précipités sans que le futur retraité ait mesuré précisément l’impact financier de la décote sur l’ensemble de sa retraite. Travailler six mois de plus peut, dans certains cas, représenter plusieurs dizaines d’euros de pension mensuelle supplémentaire pendant vingt ans ou plus.

Erreur n°4 : oublier de demander certaines pensions complémentaires

En France, la retraite est constituée de plusieurs étages : la retraite de base, la retraite complémentaire, et parfois des régimes supplémentaires facultatifs. Chacun doit faire l’objet d’une demande séparée.

Un assuré ayant eu plusieurs statuts au cours de sa carrière, salarié puis indépendant par exemple, doit déposer des demandes auprès de chacune des caisses concernées. L’oubli d’une caisse complémentaire signifie tout simplement que cette pension ne sera pas versée, du moins pas automatiquement, et parfois avec des délais importants avant régularisation.

Les droits non réclamés dans certains régimes peuvent également être prescrits au-delà d’un certain délai. L’inventaire complet des caisses auprès desquelles des droits ont été constitués est une étape incontournable.

Erreur n°5 : ne pas anticiper la baisse de revenus

La retraite s’accompagne presque toujours d’une baisse de revenus par rapport à la période d’activité. Cette baisse est souvent plus importante que ce que les futurs retraités anticipent, en particulier pour les travailleurs non salariés et les professions libérales dont les pensions de base sont structurellement faibles.

Ne pas avoir constitué d’épargne complémentaire, ne pas avoir souscrit de Plan d’Épargne Retraite, ou avoir sous-estimé ses besoins de revenus à la retraite sont des erreurs qui se paient au quotidien pendant des années. La préparation de la retraite ne commence pas le jour où l’on dépose sa demande. Elle commence bien en amont, idéalement dès le milieu de carrière.

Pourquoi confier sa liquidation de retraite à JABA Courtage

La liquidation de la retraite est un processus technique, multi-régimes, et définitif. Une erreur non détectée à temps se traduit par une pension sous-optimale versée pendant toute la durée de la retraite.

Chez JABA Courtage, Jean-Sébastien Simon-Godin accompagne les actifs et les dirigeants des Hauts-de-France à chaque étape : vérification du relevé de carrière, identification des anomalies, calcul des pensions dans différents scénarios de départ, inventaire des caisses concernées, et dépôt des demandes dans les délais.

Cet accompagnement s’appuie sur une expertise construite depuis 2009, au service des salariés, des indépendants et des professions libérales des départements 59 et 62.

Pour ne pas liquider votre retraite avec des erreurs, prenez rendez-vous directement sur www.jaba-courtage.fr ou contactez le cabinet au 06 12 59 10 48.